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 Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière

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Judy



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MessageSujet: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mer 23 Jan - 0:06

J'aime bien, lorsque je crée un perso pour du JDR, détailler son histoire et essayer de l'écrire de façon agréable. Je varie les styles, parfois écrits à la 1ère personne, et autres, pour donner différents aspects et plus de profondeur à un personnage. Voic l'une des histoires que j'ai écrites concernant Yuko, un de mes personnages de JDR favoris. Je vous souhaite une bonne lecture.

Je me nomme Léandra Yuko. Vous pouvez vous contenter de Yuko, cependant. Je suis née il y a 22 ans de cela dans la Province de Kishou, sur les terres de la Famille Kakita. Bien que je sois Samuraï, je ne suis pas issue d'une lignée très reconnue ou populaire : notre Famille a toujours eu des traits quelconques, banals, et la médiocrité semblait être tout ce que la vie nous réservait.

Si j'ignore pourquoi cette banalité frappait ma Famille, je sais que j'ai fait le bon choix en cherchant à y échapper... Car telle est la quête que j'ai poursuivie : échapper à la banalité. Je ne pouvais rien faire pour mon visage aussi quelconque que celui d'une servante, mais je me suis entraînée sans relâche pour affiner mes talents, dans le plus grand nombre de domaines possibles. Les résultats que j'obtenais me minaient : en travaillant de toutes mes forces, je n'arrivais à aucun résultat extraordinaire, tout mes efforts étaient perçus par mes Sensei comme moyens ou normaux pour une Samuraï-Ko.

Qu'il s'agisse de manier le sabre, de danse, de chant, d'Ikebana, d'Origami, d'histoire, de théologie ou de n'importe quel autre sujet, je m'en sortais bien, mais sans plus. Je n'étais jamais réprimandée, car je n'échouais jamais, mais comme je ne faisais rien de mirobolant, je ne me distinguais pas dans le lot. J'étais simplement... oubliée, et ignorée.
Tous les soirs je priais mes Ancêtres de m'accorder leur force, mais ma lignée ayant de tout temps été quelconque, leurs réponses portaient la sagesse de l'acceptation de son destin.

Tout changea pour moi le jour de la mort de mes parents. Père et mère étaient ma seule Famille : tous mes oncles, cousins et tantes étaient morts lors de duels ou sur les champs de bataille, non pas misérablement, mais sans grand honneur non plus. J'avais sept ans lorsque mes parents moururent successivement, suite à un duel face à un membre renommé de l'Académie de Duellistes de la Famille Kakita. C'était une connaissance de mon père, quelqu'un avec qui il traitait beaucoup. Il était convenu que, lorsque je serais en âge, je l'épouserait. Mon fiançé était un homme riche, influent, talentueux le sabre à la main et ayant le verbe facile, maniant avec virtuosité les subtilités de la Cour. Mon père avait consenti à de nombreux sacrifices pour tenter d'améliorer ma condition, ce dont je lui était en secret infiniment reconnaissante.

Mais il devait en être autrement. Cet homme mauvais, Kakita Shanzen, était un Courtisan malfaisant, et, pour mener à bien je-ne-sais-trop quel plan, il s'arrangea pour se trouver en litige avec mon père et le défier en duel. L'issue du combat était évidente, et ma mère dû faire Seppuku pour racheter l'honneur souillé de mon père. Je n'étais plus seulement ignorée, à présent. J'étais seule...

Jour après jour, nuit après nuit, je m'entraînais sans relâche. Mes efforts pour m'endurcir ne semblaient jamais porter leurs fruits. Au Dojo, je me rendait compte que mes talents au sabre ne progressaient pas plus rapidement que les autres, j'étais juste plus fatiguée que mes pairs en raison de sheures supplémentaires que je passais à m'entraîner seule. Je changeais de méthode d'entraînement tous les trois ou quatre mois, lorsque je m'aperçevais que cela ne me menait à rien.


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Judy



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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mer 23 Jan - 0:08

Quelques années passèrent ainsi. Le jour de ma cérémonie de Gempukku approchait, le jour où je serais reconnue comme adulte, et la veille de mon marriage arrangé avec Shanzen... Tout se passa normalement, mais une fois adulte, une fois autorisée à porter mon propre Katana et après avoir choisi le prénom de "Yuko" (qui signifie littéralement "Enfant de l'eau chaude" ou "Fille de l'eau chaude"), ma première réaction fut de remettre sur le tapis l'histoire sordide dont mes parents avaient été victimes, et de défier Kakita Shanzen en duel à mort pour les venger.

Le choc de l'assemblée fut rude, et j'eût beaucoup de mal à convaincre mon Daïmyo de la justesse de ce duel. Shanzen finit par accepter, ne pouvant laisser son honneur être ainsi entaché. La situation était cruelle... Shanzen représentait ma seule chance d'échapper à la médiocrité, mais il était l'assassin de mon père et le responsable du suicide de ma mère. Pour Shanzen, j'étais sa fiançée, même si je n'avais rien de notable, mais j'insultais son honneur, et il devait accepter la confrontation. Une seule chose était sûre pour nous deux : l'un d'entre nous allait mourir, mais le survivant perdrait tout, à l'exception de son honneur.

La date du duel fut fixée. Au fond de moi, je savais que je n'avais aucune chance, mais j'étais déterminée à aller jusqu'au bout. Je ne devais pas redouter la mort : je n'en avais jamais eu peur jusqu'à présent. Je me devais de redouter la médiocrité. C'est du moins ce dont j'essayais de me convaincre.

Puis vint le jour de ce duel. Nous étions au bord des falaises qui marquent la frontière des terres de l'Empire : au-delà, il n'y a qu'une mer sans fin, même si les diverses îles appartiennent au Clan de la Mante, et donc à l'Empire. Mais ces falaises, dans la Baie du Soleil Couchant, marquaient pour nous le bout du monde. Nous nous mîmes en position de Iaijutsu, et nous commençâmes à nous concentrer. Je pus ressentir son potentiel, sa maîtrise, son expérience, largement supérieures à mes compétences. L'issue du Duel était déjà déterminée : jamais je ne pourrais le prendre de vitesse, et il m'était impossible de concentrer mon Chi autant que lui. J'aurais pu me retirer et lui concéder la victoire à ce moment, mais je ne le voulais pas. Je préférais encore mourir que de m'offrir à cet assassin.
Puis je sentis son coup venir : il frappa, à toute vitesse, de toutes ses forces. Je tentais malgré tout d'esquiver, et à ce moment, le destin me fit signe, sous la forme d'une pierre. Un simple caillou, un peu plus petit qu'un crâne, sur lequel je buttais en reculant, et qui me fit perdre l'équilibre. Mais ce déséquilibre imprévu me sauva la vie : la lame de Shanzen ne fit que m'érafler, et sa garde était largement ouverte. Dans ce mouvement déséquilibré, je tenais mon sabre dans son fourreau, bien haut au-dessus de ma tête, et je le ressentis à ce moment-là : l'instant présent, le moment parfait, le temps du Coup Unique. Sans réfléchir, instinctivement, je portais ma main droite à la garde de mon sabre, et je dégainais et découpait dans un grâcieux mouvement circulaire. Le temps que je finisse de tomber au sol à cause du déséquilibre, tout était fini : Shanzen avait été coupé en deux. Un véritable coup de maître, selon la plupart des témoins. Un véritable coup de chance, selon les partisans de Shanzen. Un véritable signe du destin, selon moi.

A présent, j'étais une fillette de 13 ans qui avait tué un étudiant de Iaijutsu prometteur lors d'un duel à la loyale. On m'offrit même de prendre sa place et de commencer un apprentissage à l'Académie de Duelliste de la Famille Kakita. Enfin, je me dinstinguais...

Je revenais une fois par mois sur la tombe de mes parents, contant à mes ancêtres les exploits que j'avais accomplis, et ils en étaient fiers. Néanmoins, malgré cette entrée dans l'âge adulte remarquable, je me rendis rapidement compte que la banalité de ma Famille reprenait le dessus : à l'Académie, je m'aperçus rapidement que j'étais du même niveau que les autres. Certes, c'était un niveau largement supérieur à la moyenne. Mais certains élèves surdoués, comme par exemple Doji Hoturi, le fils du Champion du Clan, étaient largement au-dessus de mon niveau, alors qu'ils avaient mon âge. Les gens pensaient que j'avais gagné simplement par chance, puisque mon niveau n'était pas aussi excellent que ça, et rapidement je sombrais de nouveau dans l'oubli...

C'est à cette époque que quelqu'un remarqua mon désir de prouver ma valeur, mon désir d'éblouir l'Empire tout entier. Un soir, en rentrant chez moi, épuisée par les heures d'exercices supplémentaires que je m'étais infligées, je trouvais la porte de mes quartiers à l'Académie ouverte. Quelqu'un était là, je le sentais. Tirant mon Katana rengainé hors de mon Obi, je le maintint dans une position haute tout en prenant garde à ce qu'il ne gêne mes mouvements, puis j'avançai. Un homme que je connaissais se trouvait dans mes appartements, à genoux derrière la table, et sirotait tranquillement un thé.

"Bienvenue, Yuko-san." dit-il.

Alors que je remettais mon sabre dans son Obi et que je m'agenouillais, je le gratifais d'un regard noir, mais m'efforçais de rester délicate quant à mes mouvements.

"Je n'ai guère l'habitude d'entendre "Bienvenue" lorsque je rentre chez moi, finis-je par dire. Raiten-san, que signifie donc tout ceci ?
-Vous avez la patience d'un membre du Clan du Lion et la douceur d'un membre du Clan du Crabe, Yuko-san."

Bien évidemment, ces deux images plutôt insultantes étaient exagérées : les membres du Clan du Lion ont de tout temps été renommés pour leur impétuosité, et les membres du Clan du Crabe pour leur rudesse. Mais de là à comparer mon caractère du moment avec des gens aussi éloignés de l'attitude que j'aurais dû avoir...

"Néanmoins, vous êtes dans le vrai, il doit être difficilement compréhensible que je me trouve chez vous à une heure aussi tardive, sans y avoir été invité et sans m'être annonçé auparavant. Mais une fois que je vous aurais énoncé les raisons de ma visite, je suis certain que vous oublierez tous ces manquements à l'étiquette, tout comme j'oublierais ceux que vous venez de commettre. Après tout, nous ne sommes que deux membres de la Famille Kakita qui ne font que prendre un thé."

Cette visite m'intriguais de plus en plus, mais je me détendis. Il ne semblait en effet avoir aucune intention hostile, et n'arborait pas d'arme. Je fis donc dès lors attention à prendre une voix douce qui convenait plus à mon statut : toute Samuraï-Ko que j'étais, je n'étais pas moins membre du Clan de la Grue, et la réputation de politesse, de culture et d'excellence de notre Clan me guidait. Je me devais d'être féminine malgré mon statut de Bushi : j'étais en effet une artiste. Une artiste du sabre.

Je me servis une tasse de thé et fit signe à mon hôte de continuer, un sourire poli sur les lèvres.

"Je suis venu vous faire une proposition, Yuko-san. Ou plus exactement, je suis venu vous donner une invitation. Je suis venu vous offrir le pouvoir : la beauté, la force, le talent, l'adresse, la richesse, le statut... Tout cela, je vous le propose. Vous n'avez qu'à accepter et travailler avec moi, et dans quelques semaines, la puissance nous appartiendra."

Mes mains ne tremblèrent pas, malgré l'excitation. Sa voix charmeuse et ses promesses fabuleuses avaient pénétré le plus profond de mon être. Néanmoins, j'étais intriguée de savoir comment il comptait s'y prendre.
"Et quel sera le prix de ce pouvoir ?" demandais-je, m'efforçant d'avoir l'air aussi désintéressée que s'il m'avait parlé d'un nouveau cosmétique qui était très à la mode à la Cour en ce moment.

"Si on le découvre, la vie. La vôtre, la mienne et celle des autres."

Il se pencha en avant, passant par-dessus la table, et plaça son visage à quelques centimètres du mien, pour me chuchoter à l'oreille :

"Pour l'instant, tout n'est qu'à l'état de recherche, de développement. Nous avons quelques alliés, au sein des Familles Doji, Kakita et Daidoji, qui nous soutiennent et effectuent quelques recherches et expériences. Tout ce que je vous ais promis, les Kami et les Fortunes ne l'offriraient jamais : si Benten ne vous a jamais bénie jusqu'à ce jour, malgré tous vos efforts et toutes vos prières, il est peu probable qu'elle le fasse demain. En revanche, les Kansen, eux, peuvent vous l'octroyer."

Il s'écarta et me regarda droit dans les yeux.

"Il s'agit de Maho. Nous formons une cellule d'Adeptes du Sang : nous attirons les faveurs des Kansen, tout en nous protégeant du pouvoir de la Souillure. Les bénéfices du Sombre Seigneur, tout en échappant à son étreinte. Nous avons tout à y gagner, sans pouvoir être soupçonnés, sans entâcher notre réputation et sans risquer notre âme. Enfin, les gens comme nous, tombés dans l'oubli depuis si longtemps, pourrons être reconnus comme nous le méritons."

La Souillure... La Maho... Le Pouvoir... La Reconnaissance...

Ma décision était déjà prise, sans l'ombre d'une hésitation.
Il serait vain que je tente de vous expliquer pourquoi je choisissais de plonger dans les plus noirs interdits de l'Empire d'Emeraude : si vous avez tout bien écouté jusqu'à présent, vous conviendrez que l'Empire ne m'avait jamais rien apporté jusqu'à présent, qu'il n'avait jamais reconnu mes efforts. Mon Clan, le Clan de l'Excellence, reconnaissait les résultats mais dédaignait le travail. C'était un Clan où il fallait être surdoué en plus de travailler dur pour se parfaire en toute circonstance. Or, j'étais née sans talent. C'était cela qui m'avait toujours manqué. La beauté, le don, l'efficacité. Trois choses que j'avais désormais l'opportunité d'acquérir. L'idée d'être Souillée m'horrifiait, mais je pesais rapidement le pour et le contre de cette décision. Si j'obtenais le pouvoir tout en parvenant à résister à la corruption, ce nouveau défi ne pourrait qu'être un parfait test de ma volonté. Ce genre de quitte ou double m'obsédait, et je finis par tenter le double... Ce fut un succès.

Les recherches de Maho des autres Adeptes, avec ma contribution, se tournèrent vers diverses idéologies, mais nous parvînmes à nous mettre d'accord sur le fait que pour obtenir le pouvoir, il fallait plaire aux Kansen, et non tenter de les assouvir. Les recueils du Clan du Crabe mentionnaient beaucoup trop de Maho-Tsukaï qui se leurraient en croyant dominer la Magie du Sang et le pouvoir du Sombre Seigneur. Notre approche fut différente. Nous voulions obtenir le pouvoir de la part des Kansen en les flattant, en leur montrant notre respect. Ironie reminiscente de notre Can d'origine, qui domine la Cour et la société grâce à un système de faveurs, nous nous comportions avec les Kansen comme les Courtisans que nous étions, et nos prières, flatteries et légers sacrifices finirent par porter leurs fruits, et je fus la première à me porter volontaire pour expérimenter l'ébauche du Sort nouvellement créé. Le Sort était encore complexe, et il mériterait d'être revu pour être simplifié : pour l'instant, il requiert trop de temps à passer à s'accoutumer au Kansen, à se lier petit à petit avec lui, par amitié, par respect et courtoisie, par de réguliers sacrifices et quelques faveurs rendues. L'étape finale est un test du Kansen : celui qui doit recevoir les faveurs des Kansen doit exécuter une danse pour eux. Si la danse leur plaît, ils octroient les pouvoirs demandés. S'ils sont mécontents... Et bien, je l'ignore, puisque ma danse fut d'une rare beauté.

Les Kansen furent enchantés par ma performance, et m'accordèrent plus de pouvoir : mon physique avait changé. Des changements légers, certes, mais j'avais gagné en charme, et surtout, je m'étais soudainement révélée d'une éloquence exceptionnelle. A présent, mon visage se distinguait plus, je n'étais plus une Samuraï-Ko quelconque. Les changements se produisirent sans risques : les gens me reconnaissaient, car j'avais peu changé en réalité, mais ils se rendaient soudainement compte qu'ils me connaissaient depuis longtemps et qu'ils n'avaient jamais prêté attention à moi, et s'en sentaient un peu honteux. Mon charisme renouvelé me permit d'être enfin entourée de quelques personnes qui m'appréciaient. Les gens n'avaient plus tendance à oublier mon nom ou mon visage. Mes Sensei me remarquaient un peu plus au Dojo, et certains vinrent même observer mes exercices supplémentaires, car j'avais conservé l'attitude que j'avais toujours eue jusqu'à présent. Certes, je m'étais débarrassée de ma banalité, mais je n'arrivais toujours pas à exceller et dépasser le commun des mortels. Les changements étaient subtils, mais je commençais à en désirer plus. C'était prévisible, et je m'efforçais de prier mes Ancêtres de me donner la force de surmonter la tentation. Mais si une part de ma vie avait changée, je me sentais tellement bien que je ne désirais plus qu'une chose : changer les autres aspects de ma vie de la même manière.

La contrepartie à payer fut plus lourde que je ne le pensais : en plus de la Souillure et de la tentation qui me rongeaient, les Kami et mes Ancêtres s'étaient tous détournés de moi. Un Shugenja me fit remarquer, d'un air soucieux, que tous les Kami semblaient vouloir se détourner de moi, ou, au contraire, qu'ils semblaient vouloir me nuire et déchaîner leur courroux contre moi. Il me conseilla de ne pas m'exposer aux Shugenja, car le mécontentement des Kami à mon égard pourrait s'accompagner de conséquences imprévisibles et gênantes. Plus grave encore, j'allais toujours prier sur la tombe de mes Ancêtres... Mais ils restaient silencieux. Je ne les ai jamais plus entendus depuis cet instant. Pour être reconnue des vivants, je devais être oubliée des morts.

C'était à cette époque que je fit la rencontre de Kitsune Zato. Zato était un membre du Clan du Renard âgé de 6 ans de moins que moi, qui avait été envoyé étudier à l'Académie de Duellistes de la Famille Kakita, en tant que gage d'amitié entre nos deux Clans. En effet, la Bataille de Kyuden Kitsune et l'implication de Kakita Toshimoko (frère aîné de mon Daïmyo, Kakita Yoshi) avait pris une tournure désastreuse, et les relations s'étaient ternies.


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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mer 23 Jan - 0:09

S'il n'y avait eu les évènements récents, je crois que je n'aurais même pas parlé de Zato. Mais il est à présent devenu une menace mineure pour moi, aussi vais-je parler de ce qu'il en était à cette époque. Je me souviens qu'il fut placé sous la tutelle du Sensei le plus étrange de l'Académie, celui que l'on surnommait "le Gaijin" dans son dos. Bien qu'il fut Rokugani "pur", ses cheveux blonds et ses yeux bleus le rendaient impopulaire, en plus du fait qu'il refusait de se teindre les cheveux en blanc selon la tradition du Clan. Néanmoins, c'est à la pointe de son épée et par sa maîtrise de la Technique de Kakita qu'il avait gagné sa place, des années auparavant. Zato apprenait vite, il me semble. Bien que totalement indiscipliné, ignare et insouciant, il faisait des prouesses dans l'art du Iaijutsu. Il était... doué. Son talent naturel faisait tout, car il n'avait guère besoin de beaucoup de travail pour se distinguer et était du genre tire-au-flanc. Cela m'irritait déjà, à l'époque. Je crois que c'est Zato qui fit naître en moi la jalousie. Il avait beau m'appeler "Yuko-senpai" et me montrer beaucoup d'admiration, de respect, et même, d'amitié, intérieurement, je lui en voulais. Il avait 6 ans de moins que moi. Mais au rythme où il progressait, il aurait atteint mon niveau dans les 2 ans à venir... J'avais déjà 17 ans, et il n'en avait que 11 (il n'avait pas encore passé son Gempukku et ne s'appelait même pas encore Zato à cette époque). Donc, à 13 ans, il aurait atteint le niveau que j'avais à 17 ans... A l'âge où je passais mon Gempukku, à l'âge où j'avais vaincu (par un coup du destin) un étudiant beaucoup plus âgé et expérimenté, lui aurait pu sortir vainqueur de ce même duel, mais dans les règles, et sans avoir besoin du destin.

Ces pensées me devenaient insupportables. Je commençais à manquer de concentration. La tentation, la rage et la jalousie étaient des émotions négatives que je ne parvenais plus à expulser. Mes heures de travail acharné subissaient des pertes de concentration, et mes Sensei remarquèrent que mon attitude était plus aggressive et renfermée. Les moindres provocations de mes pairs stimulaient mon mépris et faisaient rejaillir ma furstration. Finalement, je les défiais en duel de plus en plus souvent pour laver ce qui restait de mon honneur.

Puis, mon Sensei principal en eu assez. Après avoir continué ainsi malgré son ultimatum, il me défia en Shi Iaijutsu. Un duel à mort, dans les règles du Iai. Il insista pour que le duel ait lieu à l'endroit où ma carrière si prometteuse avait commençé. Il voulait "enterrer ce potentiel gâché là où il avait été révélé". C'était lui qui avait reçu l'honneur d'entraîner une bretteuse si jeune mais célèbre pour avoir vaincu un étudiant expérimenté de la voie du sabre. Il avait en quelque sorte remplacé mon père jusqu'à présent, même si aucune affection n'avait jamais grandi entre nous. Il était mon maître, et encore une fois, je me retrouvais dans une situation où la victoire semblait impossible.

Pour la seconde fois, je me préparais à mourir. Puis, lorsque ce duel eu lieu, je crus revivre les évènements qui s'étaient déroulés 4 ans plus tôt : mon pied butta sur une pierre... La même pierre. Toujours présente depuis toutes ses années, malgré le vent, les intempéries et les neiges. Cette pierre sur laquelle je venais prier une fois par semaine. Cette pierre à laquelle j'avais fait tant d'offrandes pour remercier les Kami qui l'habitaient. Je trébuchais dessus... Mais l'issue du combat fut bien différente d'autrefois. Car cette fois-ci, je perdais totalement l'équilibre sur la droite au lieu de la gauche, et je tombais du haut de la falaise... Une chute sans fin, directement dans la Baie du Soleil Couchant...

Lorsque je rouvris les yeux, je ne reconnus rien de ce qui m'entourait : ni les lieux, ni les ornementations, ni les personnes présentes.
C'était une très grande salle, tellement immense que les colonnes argentées qui montaient au plafond semblaient disparaître dans un abîme noirâtre. Les nombreuses tapisseries çà et là étaient en chacune une oeuvre d'art, et le sol sur lequel je me trouvais semblait être fait d'une mousse agréable, mais sa couleur dorée et son aspect doux sans être humide ne me permit pas d'identifier la matière sur laquelle je reposais. De grandes tables étaient dressées, et de nombreux convives festoyaient et buvaient. J'étais allongée sur une sorte de pallier d'escalier en marbre ouvragé, et je voyais le festin en contrebas. Les convives semblaient parfois à peine Humains : certains avaient des membres supplémentaires, comme des queues, des cornes ou des ailes dignes d'Oni.

D'instinct, je cherchais mon Katana, et je fut rassurée de le trouver dans mon Obi, mais le gardais au fourreau. J'examinai la situation : la première impression d'inhumanité passée, ce qui me frappai fut la beauté sans égale de toutes ces personnes. En m'attardant sur chaque visage, ce que je n'avais le temps de faire, j'aurais sans doute pu constater qu'ils étaient tous parfaits, et uniques, des canons de beauté pour tous les goûts, mais qui en même temps semblaient pouvoir plaire à quiconque, malgré les différences de perception esthétique existant entre les peuples. L'atmosphère générale pouvait se résumer en un mot : la Beauté. Je fut moi-même prise au piège et fascinée par le spectacle pendant quelques instants. Mais je revint à moi et me rappelai que je ne savais même pas où j'étais.

Je jettais un coup d'oeil à ma personne : j'étais vêtue en tenue de duel, comme lorsque j'étais tombée de la falaise. A mes côtés se trouvait la pierre sur laquelle j'avais par deux fois trébuché.

Puis soudain, une voix plus douce et mélodieuse que je n'en avais jamais entendue parvint à mes oreilles.

"Tu es réveillée."

Je me retournais. Devant moi se tenait la plus fabuleuse, la plus merveilleuse des créatures, surpassant toutes les légendes et tous les récits Rokugani ou Gaijin. Je m'inclinais (ou bien était-ce que mes genoux venaient de céder à cette vision ?).

"Dame Soleil... Amaterasu-sama..." murmurais-je.

Elle ressemblait à une femme de grande taille, avec de longs cheveux châtains soigneusement coiffés. Ses grands yeux pâles pénétraient dans votre cerveau, jusqu'au plus profond de votre être, et vous ne pouviez que vous réjouir alors qu'une sensation d'extase traversait votre corps. Vous ne pouviez que contempler ou détourner le regard. Elle était vêtue d'une robe de soie fine, aux couleurs flamboyantes et vives, et son teint était si rose, sa peau si douce, sa voix si pure... Et son sourire si exquis, si désarmant.

"Tu veux me flatter, dit-elle, mais je me dois de te détromper. Je ne suis pas ta Déesse Soleil. Je suis bien différente. Et nous ne sommes pas à Tengoku. Nous sommes dans le Monde Inférieur."

Malgré ses paroles, un frisson me parcouru, je cru comprendre. J'avais pratiqué la Maho, j'avais dansé avec les Kansen... Et j'étais morte, et je me retrouvais finalement à Jigoku, le Royaume du Mal, où j'allais être torturée pour l'éternité. Tout ceci n'était qu'une illusion gigantesque, qui se briserait lorsque mes espoirs seraient au plus haut, et mon tourment n'aurait jamais de fin...
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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mer 23 Jan - 0:09

"N'aie pas de pensées aussi sombres, je t'en prie."

Sa voix contenait une pointe de reproche et de contrariété, et je fus surprise de constater qu'elle lisait aisément dans mes pensées.
"Non, ce lieu n'est pas Jigoku, et ce n'est pas un mauvais rêve qui se brisera. J'ai dit que nous étions dans le Monde Inférieur, pas à Jigoku. Ceci est un Royaume Spirituel tout comme Ningen-Do, Tengoku, Jigoku, Chikushudo, Meido et tant d'autres, connus ou ignorés. Et tu est ici dans mon Palais.

-Êtes-vous le Daïmyo de ces lieux ? demandais-je. Votre beauté est si epoustouflante que nul ne saurait commander à une personne de votre grâce."

Elle émit un petit rire.

"Oui et non. Je ne suis pas le Daïmyo, ici. Je suis la Déesse."

Elle marqua une pause.

"Je suis Léandra, Déesse de la Beauté. Je suis heureuse de faire ta connaissance. Puis-je connaître ton nom ?
-Je suis Kakita Yuko, du Clan de la Grue, élève à l'Académie de Duelliste de la Famille Kakita.
-Tu viens donc bien de Ningen-Do... Relèves-toi."

Ses ordres et demandes avaient l'effet désiré : je m'exécutais, pour le simple plaisir de la voir sourire, car une telle vision était incomparable. Subjuguée, sous le charme, fascinée, envoûtée, ensorcelée... Voici des termes qui décriraient assez bien cette sensation, mais leur somme n'aurait pu dire avec exactitude ce que je ressentais en sa présence. Chaque fois que je la regardais, je m'émerveillait. C'était une beauté au-delà de toute descritpion. Léandra était... Divine. J'aurais exaucé n'importe laquelle de ses requêtes, le moindre de ses désirs. D'ailleurs, c'est ce que je fis au final...

Elle posa délicatement sa main sur ma joue, et je la fixais, émue. Mes larmes perlaient, chose inouïe. C'était trop beau. J'étais touchée par la Grâce Divine, au sens propre comme au figuré.

"Tu es charmante... Sans excès, mais ton esprit me plaît... Beaucoup de puissance, beaucoup de volonté, beaucoup de loyauté... Tu es quelqu'un qui a de l'ambition, et de l'énergie à revendre. Tes convictions sont assez fortes pour te permettre d'avancer. Mais une Malédiction pèse sur toi et ta Famille. Malgré tous tes efforts, tu ne pourras jamais dépasser un niveau moyen. Tous tes efforts supplémentaires ont été inutiles... Mais leurs fruits sont quelque part, en toi, attendant que la malédiction soit levée, et que tu en bénéficie. Alors, veux-tu que je libère ton potentiel ?"

Sans attendre ma réponse, qui était évidente, elle pressa ses lèvres délicates et pulpeuses contre les miennes, et je cru m'envoler, atteindre des sommets plus hauts encore que les colonnes de la pièce. Quelque chose en moi se libérait, comme si je prennais subitement conscience de quelque chose, comme si j'avais atteint l'Illumination... Je fermais les yeux et m'abandonnais à la sensation. Je crois même que je fus à deux doigts de m'évanouir. Je me sentis défaillir sous le coup du plaisir et du bonheur, et je chutais, pour être rattrappée par la Déesse.

J'étais affaiblie, elle devait me soutenir grâcieusement, et elle m'allongea doucement sur le sol pour terminer son baiser. Lorsque ses lèvres quittèrent les miennes, je sentis quelque chose se briser en moi : comme une sorte de sceau, ou de barrière. Cela se brisait comme un barrage, et au lieu d'eau qui se déversait pour tout emporter dans la vallée, l'énergie affluait en moi, en chacune des parties de mon corps. Je me sentais ragaillardie, rafraîchie. Mes forces me revinrent en un instant, plus grandes que jamais. Mes mouvements étaient plus précis, plus vifs, ma vue plus perçante, mon corps plus robuste, mon ouïe plus fine... Tout mon physique s'améliorait, comme promis : tous les effets de ces surplus d'entraînement portaient enfin leurs fruits, en cet instant même. Je me relevais, et m'agenouillais devant la Déesse.

Un bref coup d'oeil aux parois de cristal qui entouraient la salle me premit de voir mon nouveau visage. J'étais si belle... Si belle... Tellement belle... Mon apparence physique s'était elle aussi magnifiée. Le temps où j'avais été une fille quelconque semblait si loin, et la créature en laquelle je m'étais métamorphosée était si pure, si magnifique. C'était toujours moi, à n'en point douter. On me reconnaissait évidemment, sans erreur, sans doute possible. C'était bien Yuko, mais si jolie.

Le silence s'était fait dans la salle. Tous les regards convergaient désormais vers moi. Je me levais et leur faisait face, le sourire au lèvres. Dame Léandra vint à mes côtés et posa sa main sur mon épaule.

"Et bien, salue-les. Dis quelque chose. Présente-toi à tes semblables. Dis ce que tu veux, ce qui te passe par la tête."

Je réfléchis quelques instants, puis déclarait d'une voix plus forte, plus douce et plus assurée que jamais :

"Je suis Léandra Yuko, fidèle servante de la divine Dame Léandra, dont je prends le nom à dater de ce jour pour honorer Celle Qui M'A Tout Donné. Il n'est plus grande beauté qu'elle en ce monde et parmi les autres, et à jamais je la servirais avec fidélité et sans faillir. Ma vie, mon honneur, ma lame et ma beauté son siennes. Je ne répondrais qu'à ses ordres, et que tout le monde sache que je ne devrais répondre de mes actes que devant elle et nul autre. A dater de ce jour, il n'y a personne entre elle et moi, et je ne reconnaîtrais comme supérieures que les personnes dont la beauté surpassera la mienne."

Le silence se fit. Tout le monde était médusé. Je n'avais pas peur d'assumer de telles paroles. Puis, lentement, le rire cristallin et envoûtant de Léandra s'éleva dans la salle. Un rire non pas moqueur, mais heureux, et la joie s'empara dans la salle alors que tous s'inclinaient devant moi.

"Je m'attendais à beaucoup de choses de ta part, mais tu m'as surprise. Tu es audacieuse, ambitieuse, mais néanmoins loyale. Je le lis en toi. Je suis sûre que tu seras parfaitement à même d'assumer le rôle que tu t'es choisis. Tu es la première personne à porter le nom de Léandra en tant que nom de famille. Je te l'accorde et fais de toi mon Elue. Montre t'en digne. A présent, viens donc dîner à ma table."

Les jours, puis les mois, se succédèrent. J'apprenais l'histoire, les dogmes et rites du culte de Léandra, et accomplissais des tâches pour son plaisir. Essentiellement, j'étais sa dame de compagnie. Je me vouais à sa protection rapprochée, mais nul danger ne pouvait venir la menacer au sein de son palais. Je ne la quittais guère, et partageais ses repas, ses bains, ses promenades dans les jardins, ses jeux... L'Impératrice de la Beauté, comme elle est parfois surnommée, était une personne très agréable. La sensation de bien-être qui l'accompagnait était omniprésente, toujours aussi pure et captivante qu'aux premiers instants, mais désormais que j'étais touchée par sa grâce, je n'étais plus dans cet état d'hébétude qui avait été le mien au début. C'est à cette période que j'appris quel pouvoir et quel mérite il faut reconnaître à la Beauté. Doji Hoturi, Champion du Clan de la Grue, avait dit : "La Beauté est une vertu qui se suffit à elle seule." Je comprenais ce qu'il voulait dire à présent, mais même s'il faisait preuve d'une grande sagesse, il ignorait à quel point cela pouvait être vrai. Comme un Moine proche de l'Illumination, mais qui ignorerait ce qu'est le Tao. Mais moi, je savais...

C'est également à cette période que je lui offrais ma virginité, pour son plaisir. Elle est la seule personne avec qui j'eût des rapports de toute ma vie. Toute autre beauté "inférieure" à la mienne n'aurait fait que me souiller. De plus, c'est elle qui me l'avait demandée, et je la lui donnais sans y réfléchir à deux fois. En fait, j'étais même on ne peut plus heureuse de la considération qu'elle me portait par le biais de cette demande.

Puis, vint le jour où elle me confia pour tâche de retourner à Rokugan. Je devais être son envoyée là-bas. Alors que je la questionnais sur comment faire pour réintégrer une société qui me croyait morte, elle rit et me dit que je n'avais qu'à user de mes nouveaux charmes et inventer une histoire, même improbable : les gens me croiraient si je savais me montrer charismatique. Je devais aussi aller vaincre celui qui m'avait défié. Elle me mit néanmoins en garde : je ne devais pas afficher mes allégeances envers elle, car je lui serais plus utile en tant qu'agent inflitrée.

Alors, je rouvris les yeux sur la falaise. La Baie du Soleil Couchant. Là où j'avais trébuché. La pierre était dans ma main. Je l'emportais avec moi, souvenir que je chéris et adore encore à ce jour.

Quelques passants me virent, certains me reconnurent, mais furent époustoufés. Un Shugenja vint même me voir, me prenant pour un esprit revenu pour hanter les lieux où j'avais vécu. Je déposais la pierre chez moi. L'endroit était tel que je l'avais laissé. Puis, j'allais me présenter à l'Académie. Je n'eut pas trop de mal à convaincre mes anciens camarades de me laisser entrer, et me dirigeais vers le Dojo où nous pratiquions nos Katas autrefois.

Je reconnu chacun des anciens visages, et découvris les nouveaux venus. Au moment où j'arrivais sur le seuil, le maître Sensei exécutait un Kata des plus complexes enseignés par l'Académie, et demandait un volontaire pour essayer de le refaire. Je m'avançais alors, et dit d'une voix clairement audible :

"Je le referais."

Tous se retournèrent vers moi. Sans dire mot, je tirais mon sabre et m'exécutais. Mes capacités augmentées me permirent d'examiner et de reproduire le Kata avec peu d'efforts. Puis, je rengainais et dit simplement :

"Je suis de retour."

Puis, mon regard se posa sur mon adversaire, que j'aurais dû bénir pour m'avoir permit de rencontrer Léandra. Mais je ne le bénis point. Je lui demandais de reprendre ce Duel, précisant que lorsque j'étais remontée de la falaise, il n'était plus là. Sans doute avait-il fui notre duel ?
Ces insules à peine voilées ne lui permettaient pas de refuser. Je le décapitais d'un coup net, et me rendait véritablement compte de mes capacités supérieures, et rendait intérieurement grâce à ma bienfaitrice.

Voici où j'en suis à ce jour. J'ai gagné ce que je méritais. Je sers Léandra avec grâce et style, deux vertus qui lui sont chères, et je suis retournée parmi les miens. J'accomplis parfois des missions en son nom et voyage même sur d'autres mondes de temps à autres. Léandra n'a fait que lever la Malédiction et m'accorder la beauté en récompense de ma vassalité. Mes capacités physiques ne sont pas divines : elles proviennent de moi, de mes efforts. J'ai conservé cette attitude, de vouloir en faire toujours plus, de cette époque où cela ne donnait rien. Mais aujourd'hui, je ne cesse de m'améliorer.

Regardez-moi. Que croyez-vous ? Que je vais saisir ce pouvoir et toutes les opportunités pour me hisser ? Vous avez tort. Je n'aspire plus qu'à une chose (enfin, après le service de Léandra, qui reste ma priorité) : vivre la vie que j'ai toujours souhaitée. Ce n'est pas celle d'une princesse. Ce n'est pas celle d'une femme riche et puissante. C'est celle d'une femme dont les efforts paient. Celle d'une femme dont on reconnaît la valeur comme elle le mérite. Il faut faire des efforts pour être reconnue, non ? C'est ce que je fais.

Ma vie, c'est celle d'une femme normale...
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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Ven 25 Jan - 1:31

J'ai enfin tout lu. C'est très bien, j'aime beaucoup.
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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Lun 28 Jan - 1:57

J'adore comment t'écris...C'est toujours très agréable à lire ^^

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Merci d'avoir lu

Bordelle de yahourt aux fruits des champs!
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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mar 29 Jan - 3:34

Citation :
J'adore comment t'écris...C'est toujours très agréable à lire ^^

Je me dis que je peux toujours mieux faire. Je suis assez content de celui-ci de façon générale, mais je trouve que j'ai bâclé la fin, je devais être fatigué et pressé de le terminer à l'époque.
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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Mar 29 Jan - 4:24

Barf...

...Il y a toujours place à l'amélioration chez n'importe qui aussi Razz

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MessageSujet: Re: Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière   Aujourd'hui à 22:26

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Léandra Yuko, l'Eveil d'une Guerrière
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